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Le Troquet, Paris 15°, chronique express et déjeuner du 5 mars 2005

Un vrai bistrot aux tables de bois couvertes de chemins de table en linge basque dont le chef-patron s’appelle Christian Etchebest, le décor est planté et la région de prédilection du chef est certaine. Goûtons ensemble le Pays Basque à Paris.

Un vrai bistrot aux tables de bois couvertes de chemins de table en linge basque.

Le décor est planté et la région de prédilection du chef est certaine. Les plats sont sur deux ardoises. Une première comportant les plats des menus, l’autre des suggestions du jour, toutes avec supplément par rapport aux formules. Celles-ci sont au nombre de trois :

  • 22 € pour entrée – plat ou plat - dessert
  • 26 € pour entrée – plat - dessert
  • 37 € pour un menu dégustation surprise en 6 plats.


Déjeuner du vendredi 5 mars 2004 :


Nous sommes deux et choisissons ce menu en précisant que nous ne souhaitons pas de dessert. Voici le détail de notre déjeuner :

Soupe crémeuse d’étrilles relevée à l’anis étoilée.

Bien épicée, très goûteuse, servie dans une soupière de porcelaine blanche. Les assiettes à soupe contiennent une quenelles de crème légère safranée. Très agréable.

Chartreuse d’endives, pistache et lentilles du Puy-en-Velay.

Les goûts sont préservés, c’est un joli plat intermédiaire.

Basquaise froide, saumon mariné à cru et crème au raifort.

La basquaise est moelleuse et légèrement sucrée, le saumon est de belle provenance et la crème au raifort parfaitement dosée et donc pas trop forte. Seul bémol : le saumon est fade, un peu de fleur de sel ne nuirait pas.

Saint Jacques poêlées, purée et tombée de truffes.

Une purée d’anthologie, des Saint Jacques parfaitement cuites et des truffes en quantité suffisante. C’est un très beau plat, mais là encore un bémol : pourquoi cette pointe d’ail qui, à mon humble avis, ne sert à rien.

Epaule d’agneau braisée, cocos préparés et chou au lard.

Le plus beau plat du repas : l’agneau est fondant, les cocos parfaitement épicés et la couenne du lard apporte du craquant. Vraiment très intéressant.

Fromage des Pyrénées.

Parfait avec sa petite salade et sa confiture très peu sucrée.

Le vin : le blanc du Casot des Mayolles, à l’aise avec tous les plats, mais exceptionnel avec l’agneau. (35 €)

Ce vin est choisi dans une carte plutôt importante pour un bistrot, composée de vins exclusivement de propriétaires travaillant «naturellement», comme le précise l’avertissement situé à la fin de la carte.

En fait, la majorité des vins est issue de ce qu’il est coutume d’appeler «vins sans soufre», ce qui est une dénomination bien mal choisie, nous y reviendrons dans un article qui y sera consacré. Toujours est-il que la sélection est pointue et que chacun peut trouver son bonheur autour de 20 €.

Avec de l’eau et quelques verres de Cerdon Renardat Fache à l’apéritif, l’addition s’élève à 69,60 € par convive.

Dernière remarque : nous sommes dubitatifs quant à la possibilité de nous réunir entre fumeurs de cigares, dans la mesure où il n’y a qu’une grande salle.

Le Troquet

21 Rue François Bonvin

75015 Paris

+33 145 668 900


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Vos commentaires


08 01 2006 - 12:13 par Emmanuel D.


Bonjour Patrick,

J'acquiesce, à tes propos, ou plutot tes écrits.

Je me suis rendu avant hier soir, au Troquet. Un vrai plaisir, une cuisine précise, succulente.

Et le choix des vins franchement interessant. Mon choix fut arrêté sur un Riesling de chez Binner, 1994

Voilà, une bonne adresse.

Emmanuel

09 01 2006 - 11:29 par Eric C.

Il va falloir que j'y fasse un tour, j'habite à moins de 2kms de là ...
En parlant de Binner j'ai bu son Gentil 2001 (assemblage riesling, pinot muscat si ma mémoire est bonne), qui est loin de m'avoir convaincu de la supériorité des assemblages sur les monocépages :-/

11 01 2006 - 03:50 par Patrick

Effectivement Eric, va faire un tour au Troquet.
Pour ce qui est du gentil, en général ce ne sont pas les meilleurs cuvées qui sont assemblées, et elles proviennent rarement de complantage. Ce qu'essaie de démontrer Marcel Deiss, c'est que le terroir l'emporte sur le variétal, à 2 conditions : que le terroir soit réellement valorisant, donc de préférence en grand cru et qu'il y ait complantage. Et il ne nomme pas ses vins Gentil.

Merci Emmanuel de ta confirmation pour le talent d'Etchebest et la convivialité de son établissement.

09 09 2009 - 16:21 par toubon

Bonjour
désolé mais je ne suis pas du tout d'accord avec le ton complaisant des précedentes critiques
tout d'abord l'accueil est nul, antipathique , et quelquonque , la formule forcé entrée, plat, dessert , est trés présomptueuse d'une part de l'appetit des clients, d'autre part de leurs finances , on a pas focement les moyens de depenser 35 euros , ou plutot on a pas forcement envie quand on vous y oblige !
au menu d'hier soir j'ai cru bon de choisir la piperade , la hampe oignons echalottes sauce vin rouge et en dessert un clafoutis au mirabelles
quelle déception ; la pipérade n'avait qu'un gout de flotte et le jambon soit disant basque etait trop salé et de surcroit sec comme un coup de trique !
croyant que la hampe serait gouteuse j'esperais une embellie de ce coté la , que nenni la hampe était trop fraiche donc inmeangeable ( j'en ai mangé 3 bouchées et elle les 3/4 sont restes dans l'assiette qui a fini chez mon voisin d'en face qui lui avait failli s'empoisonner avec les praires farcies dont une était particuliérment pourrie !!
Bref meme le clafoutis au mirabelles et sa glace n'ont pas rattrapé le fiasco , la glace au yaourt servie sur le clafoutis était aigre , le clafoutis trop sucré, et l'addition trop salée 47 euros par personne et nous etions 7 en ayant bu 3 bouteilles d 'Irroulegui qui rape
en bref un accueil déplorable , un service pas du tout à l'écoute des reflexions des clients (aucune réponse quant à la praire pourrie )
endroit à fuir

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