gastronomie Patrick ChazalletPatrick Chazallet logophots vignes chablis
AccueilRestaurantsGourmandiseVinsMagazine
Accueil > Magazine > Livres > Le Livre du Thé


Le Livre du Thé

En ces périodes agitées de fêtes, je vous offre une pause littéraire, un petit bijou à déguster calmement en buvant une tasse de thé préparée dans les règles de l'art, évidemment.

Plus d'infos sur www.amazon.fr

Le Livre du Thé

Okakura Kakusô

Editions Philippe Picquier

Qui est Okakura Kakusô ?

Originaire de Yokohama où sa famille faisait le commerce de la soie, il est né, en 1862, dans une famille de samouraï de haut rang. Après la mort de sa mère, il fut envoyé dans un monastère bouddhiste, c'est ainsi qu'il découvrit la langue et la culture chinoise et plus particulièrement la culture religieuse. Mais aussi la peinture japonaise et les poèmes chinois.

Plus âgé, du fait des liens commerciaux tissés par l'activité familiale, très vite, le jeune Okakura fréquenta les milieux étrangers. C'est donc tout naturellement qu'il s'inscrivit à l'université de Tokyo, en 1877 pour étudier, avec des professeurs occidentaux, la culture occidentale et la langue anglaise et où il rencontra un jeune érudit américain avec lequel il explora le Japon afin de faire l'inventaire des richesses du patrimoine artistique en particulier les temples bouddhistes et les sanctuaires shintô. Ce qui lui valut, après ses études, d'être nommé conservateur du Musée Impérial, poste dont il démissionna pour partir aux Indes puis aux Etats Unis. Là, il exerça le poste de conseiller aux départements chinois et japonais du Musée des Beaux Arts de Boston.

Nous sommes bien loin du thé, me direz-vous. En effet, mais cet aparté est nécessaire pour comprendre dans quel esprit Okakura écrivit ce livre lors d'un séjour au Japon. Le Chanoyu - la cérémonie du thé - est le point de convergence d'un art de vivre, d'un art floral et d'une philosophie religieuse : le Tao et le Zen auquel Okakura consacre de remarquables chapitres. Elle est une pause dans la vie, c'est pour cela qu'elle a lieu dans la "maison du vide" auquel on accède par un chemin de pierre traversant trois jardins successifs qui incitent à se dépouiller du monde extérieur, et où le ruisseau ou l'eau du jardin montre la pureté du lieu. La porte volontairement trop basse que l'on doit franchir en se baissant symbolise l'humilité.

Ensuite tout le rituel de préparation et de consommation du thé témoigne d'une recherche de la beauté dépouillée de tout artifice.

La préface et la postface sont rédigées par Sen Söshitsu XV descendant de Sen no Rikyu (1521-1591), créateur et grand maître japonais du Sadö, le rituel du thé, qui perpétue son oeuvre.

Je ne résiste pas à la tentation de vous inciter à courir acheter ce livre en vous dévoilant les premières lignes du premier chapitre intitulé "la Coupe de l'Humanité" :

"Avant de devenir un breuvage, le thé fut longtemps considéré comme une médecine. Ce n'est qu'au VIIè siècle, en Chine, qu'il apparut dans le royaume de la poésie comme l'un des plaisirs raffinés de l'époque. Au XVème siècle, le Japon lui donna ses lettres de noblesse en créant une véritable esthétique : la voie du thé.

La voie du thé est un culte fondé sur l'adoration du beau jusque dans les occupations les plus triviales de la vie quotidienne. Elle enseigne la pureté et l'harmonie, le mystère de la compassion réciproque et la dimension romantique inhérente à l'ordre social. Elle est, par essence, un culte de l'Imparfait, en ce qu'elle vise - avec quelle délicatesse - au possible dans une vie vouée, comme nous le savons, à l'impossible.

Loin d'être une simple esthétique, dans le sens ordinaire du terme, la philosophie du thé exprime, en même temps qu'une éthique et une religion, notre conception globale de l'homme et de la nature. C'est une hygiène puisqu'elle contraint à la propreté ; une ascèse, puisqu'elle démontre que le bien-être loge dans la simplicité et non dans quelque coûteuse complexité ; une géométrie éthique, enfin, dans la mesure où elle définit notre sens des proportions au regard de l'univers. Elle représente, par dessus tout, le véritable esprit démocratique de l'Extrême Orient en ce qu'elle fait de chacun de ses adeptes un aristocrate du goût."

 

Ségolène





Vos commentaires


01 03 2006 - 02:48 par Thalie

Bon sang de bonsoir !
cet article me passionne déjà mais je n'ai pas les yeux enface des trous étant donné l'heure tardivealors je terminerai demain ... etcompléterai sans doute ce commentaire en même temps !
Ah YOKOHAMA... je connais assez bien...
Petit message perso au cas où... un jour :
"Konbawa Watanabe san"...
Nostalgie...
En plus j'avais été initiée assez sérieusement à la cérémonie du thé (Chanoyu), ce livre est pour moi !
De toute façon, il est vrai que je suis peut-être mauvais juge car tout ce qui touche le Japon me fascine, même si cela ne me convient pas toujours mais c'est un autre problème.
A demain alors cher Patrick.
p.s: ah oui tant que j'y pense.
J'ai répondu à ton commentaire sur mes émincés de boeuf cf : http://thaliemiel.canalblog.com/archives/2006/02/25/1426217.html#c1883767
ainsi qu'au second commentaire...
Bref on en reparle.
Bonne nuit

02 04 2007 - 16:33 par Essian essian salomon

d'abord bonjour!je m'interesse à ce que vous faites.je souhaite donc que vous m'aidez en me mettant en contact avec les éleveurs des vers à soie c'est pour une relation durable.je suis entrain de vouloir commencer l'élevage des vers à soie,donc,j'ai besoin d'un fournisseur des oeufs de bombix de mori. merci.

Ecrire un commentaire


Votre Nom *

Votre email *

Votre site
Les champs marqués d'un * sont obligatoires

Afin d'éviter tout risque de spam, votre email ne sera en encun cas affiché sur le site.

Votre commentaire *


Oui, je désire recevoir la newsletter Chazallet.com

Merci de saisir le texte de cette image pour valider votre commentaire
article précédentarticle suivant

écrire un commentaire

Inscription Newsletter
Mes sites favoris
 

Derniers articles Poulet de Bresse au vin jaune et aux morilles

Plat mythique, aux étonnantes saveurs, qui allie une volaille au goût remarquable résultat d'un élevage traditionnel et rigoureux, les meilleurs des champignons, à mon goût, et le vin jaune rare et exceptionnel.

Le Wy, Arsac-en-Médoc, Gironde, Aquitaine, dîner du jeudi 8 mai 2008

J'ai repéré une entrée sur la carte d'Olivier Garnier que je veux absolument déguster. Ce jeudi soir est idéal.

Le Val de Loire s'invite à la Winery en Médoc

Très belle dégustation à la Winery ces 17 et 18 mai 2008, et passionnant dîner le samedi 17 mai.

L'Oiseau Bleu, Bordeaux, Gironde, Aquitaine, déjeuner du mercredi 16 avril 2008

L'Oiseau Bleu a changé de rive de la Garonne en allant s'installer dans le prolongement du Pont de Pierre, avenue Thiers. Il n'en fallait pas plus pour que nous allions déjeuner dans ce nouveau décor.

J'ai percé le secret des GoT's

6 repas gastronomiques en 3 jours, les GoT's ont un rythme d'enfer. J'ai percé leur secret.

Je recherche des blogueuses et blogueurs passionnés de vin et de cuisine

Vous êtes bloggeur, vous aimez la cuisine et le vin ? alors lisez la suite, ce concours risque de vous intéresser.

Tomates fourrées au chèvre frais "Doux Chêne" de chez Bruno Depalle

Cette recette est la création d'un chef membre de la très dynamique association "Les Toques d'Auvergne".

Cassolette, Bordeaux, Gironde, Aquitaine, déjeuner du samedi 12 avril 2008

Ce samedi 12 avril 2008, Ségolène anime un atelier avec des enfants à "La Victoire à Table", événement organisé par l'ISEG. Nous en profitons pour aller déjeuner à Cassolette où Arnaud Barde nous a invité.

Le Wy, Arsac-en-Médoc, Gironde, Aquitaine, déjeuner du vendredi 11 avril 2008

Olivier Garnier est le parrain de la fête de l'asperge du Blayais 2008. C'est donc tout naturellement que le comité d'organisation de cette fête organise sa conférence de presse au Wy. A l'issue de cette conférence de presse, Olivier fera déguster les bouchées que nous avons concoctées pour son atelier du goût, puis nous restons déjeuner.

Le SIAL et le rameau par Marc A. Copti

Cette année, en guise de gage de bonheur organoleptique (du grec léptikos, qui calme, mais surtout capable d’impressionner un récepteur sensoriel), la version montréalaise du SIAL portait en son plumage le quintessenciel extrait des fruits du légendaire rameau.  Il y avait dégustation d’huiles d’olives au Palais des congrès.  Et c’était la principale raison pour laquelle j’y suis allé.  Visite guidée, rien de moins, avec Céline Venne (www.lessaveursduterroir.com), rencontrée de circonstance au SIAL-Paris en 2004 et lors des deux dernières éditions à Montréal.


AccueilRestaurantsGourmandiseVinsMagazine
 Bistrots
Chroniques gastronomiques
Recettes
Histoire des produits
Personnalités
Dossiers
Degustation
Encyclopédie
Courants de pensée
Evénements
Livres
 
Copyrights Patrick Chazallet 2003 - 2005 | designed by Wonderweb Top of page
Boire et manger, quelle histoire ! | Blog-appetit.com | blog-actu forum| epicurien.be | culino-tests de miam