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Brève : Kaefferkopf rejoint les 50 grands crus alsaciens

le comité national de l’INAO a reconnu l’AOC « Kaefferkopf Alsace grand cru » qui devient ainsi le cinquante et unième grand cru.

Kaefferkopf a fait l’objet d’une délimitation parcellaire sur la commune d’Ammerschwihr.
Y sont autorisés le Gewurztraminer, le Riesling et le Pinot gris, utilisés en cépage pur avec mention du cépage.

Les assemblages sont également autorisés avec deux cépages obligatoires : Gewurztraminer (60 à 80%) et Riesling (10 à40%) et deux cépages facultatifs : Pinot gris (maximum 30%) et Muscat (maximum 10%).
Kaefferkopf représente une production de 45 000 hl.

Source Vitisphère.com

ndlr : encore un nom imprononçable et impossible à retenir pour l'amateur moyen qui n'a pas fait "Allemand première langue". Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Les shiraz et autres chardonnay ont de beaux jours devant eux.





Vos commentaires


21 03 2006 - 16:12 par Benedicte

Bonjour,
Le nom n'est pas si compliqué... prononcer "kê-feur-kopf"
3 syllabes, c'est pas la fin du monde, si ?
C'est le nom du lieu-dit (ou comme le dit l'article "délimitation parcellaire" et pas d'un cépage, le parralèle avec les shiraz et chardonnay est donc impropre), on va pas appeler ça "la colline des schtroumpfs" juste par souci de simplification...
Bénédicte

23 03 2006 - 07:23 par Jean-Bernard Villemagne

Je comprends la remarque de Patrick et je suis plutôt d'accord avec lui mais le commentaire de Bénédicte est très drôle.
Le grand public se contente déjà de "Chardonnay" et de "Gato Negro" et a laissé aux initiés les "Niederhäuser Riesling Spätlese" et autre "Tokay aszù 5 puttonyos"?

23 03 2006 - 19:14 par Pierre

Si le nom vous écorche la bouche surtout ne buvez pas ce merveilleux breuvage : ainsi les connaisseurs en auront un peu plus pour eux !

23 03 2006 - 23:19 par Patrick

Bénédicte, je suis d'accord, Kaefferkopf ce n'est pas la mer à boire - encore que l'écrire correctement n'est pas sans sueurs froides -, mais ajoutez Zinnkoepflé, Hatschbourg, Hengst, Wineck-Schlossberg, Furstentum, Sonnenglanz, Schoenenbourg, Kanzlerberg, Winzenberg, Kastelberg, Muenchberg, Moenchberg pour ne citer que ceux là, et vous avouerez que ce n'est pas si évident que cela.

Pour répondre à André, je ne sais pas où vous habitez, mais allez dans n'importe quel restaurant étoilé de "France de l'intérieur" et demandez au sommelier de vous citer 30 des 51 grands crus alsaciens. Sauf si ledit sommelier prépare un concours, vous serez édifié. Je ne vois pas l'intérêt de faire semblant de ne pas comprendre ce que j'écris et de faire l'autruche face à la crise, qui touche certes un peu moins l'Alsace que d'autres régions. Ce n'est pas en compliquant à loisir les appellations qu'on augmentera les ventes.
D'ailleurs, je suis sûr que si vous présentez une bouteille de Riesling Grand Cru Karztelzberg à un sommelier, il ne tiquera pas.

24 03 2006 - 01:26 par Emmanuel D.

Bonsoir Patrick,

Je ne suis pas contre du tout son intégration à l'appellation Grand cru, tant j'ai toujours apprécié le style de ces vins, si élégants et ciselés. Tout particulièrement les vins de Binner. Bon, il est aussi vrai que pas mal de vignerons hors d'Ammerschwir ont réussi à s'approprier des vignes de Kaefferkopf, simplement en se mariant avec
des filles à bonne dot ;-()...mais cela est une toute autre histoire.

Mais si je prononce très bien certains grands crus, il est clair, que je n'en retiens plus beaucoup. Entre les erreurs de prononciations, ou
d'accentuations, il est très facile de tromper un sommelier.

L'idée d'un classement par crus est interessant en soi, mais bien trop complexe, peu lisible pour les non initiés. Et, je persiste à croire, que ce sont justement ceux-là, qu'il faut séduire aujourd'hui. Les vins alsaciens souffrent d'un déficit d'intérêt.

Quel dommage...pour cette région si magnifique, accueillante, mais parfois bien inégale.

Allez, un peu plus de simplicité, de lisibilité, voire même de "vulgarisation", et quelque part tout le monde y gagnera. Les vignerons, les consommateurs...et les sommeliers !

Pour conclure, je savais très bien que tu avais de l'imagination Patrick...de là à créer un nouveau grand cru...il ne manque plus que l'accent circonflexe, pour y ajouter un soupçon d'authenticité. ;-()

Emmanuel

10 04 2006 - 16:32 par André Graff

Bonjour à tous,

Je me permets de réagir au premier article, relatif à la production de Kaefferkopf qui est soi-disant de 45 000 hectolitres. Ce chiffre est disproportionné. En tenant compte du rendement maximum autorisé afin de bénéficier de l'appelation "Alsace Grand Cru" (55 hectolitres / hectare) le Kaefferkopf aurait une superficie théorique de 818 hectares...C'est l'ensemble des Grands Crus d'Alsace qui représentent une production de 45 000 hectolitres, soit environ 4 % de la production totale de vins d'Alsace.

08 04 2007 - 20:56 par tressens

Le commentaire sur la prononciation de kaeferlopf est vraiment lamentable et typiquement franchouillard moyen, incapable de prononcer quelques phrases dans une langue étrangère. Après on s'étonne que ce beau pays devienne la Roumanie de l'Europe. Regardez à la TV les interviews d'allemands, italiens, iraéliens, japonnais et chinois qui pratiquent un français parfait et faites vous tout petit. Maintanant au sujet de l'appellation, j'ai découvert et dégusté quelques flacons de ce terroir que j'ai trouvés exceptionnels par leur caractère minéral et leur finesse. Beaucoup de personnalité. S'il ne tombe pas dans le travers des infusons de copeaux, il est vrai que le Chardonnay a de beaux jours devant lui, mais les amateurs éclairés et compétents auront un plaisir fou à ouvrir, pour des connaisseurs, quelques bouteilles de kaeferkopf.

05 01 2008 - 19:46 par Nicolas

Vive le Grand Cru Kaefferkopf .
Et je trouve dégelasse L'embience du village à cause
de certain qui sont contre . Il faut Accepter la défaite .

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