13.03.2006 - evenement-repas-degustation Le Club des Plaisirs du Vin à
L'Olivier du Clavel Courant janvier 2005, je suis contacté par Christian Grillet, caviste d'un club de dégustation bordelais pour des idées concernant les vins à mettre en face des plats concoctés par Francis Garcia en son Olivier du Clavel. Ce repas se déroulera le jeudi 17 février 2005, et finalement j'irai voir si j'y suis. Vous me croirez si vous voulez, j'y étais !
Le jeudi 17 février 2005, je suis convié à 19 h 30 au restaurant l'Olivier du Clavel, en face de la gare de Bordeaux.

J'y retrouve une quarantaine de membres du Club des Plaisirs du Vin. Ce club existe depuis une dizaine d'années, étrenne un président tout neuf et tout jeune aussi, et l'ambiance semble sans prétention. Après la demi-heure réglementaire de papotage debout, chacun s'assoit selon un plan de table dûment préparé par le président et qui répond, assez précisément à la logique suivante : « la chaise la plus proche de vous est la vôtre, sauf si vous en préférez une autre. » Ca commence à me plaire. Le président fait ensuite un petit discours dont j'ai retenu cette idée : « nous sommes des dégustateurs amateurs, et si on a le droit de trouver du cuir dans les arômes du vin, il serait présomptueux de chercher sa provenance, Russie ou autre ». Décidément ce club me plait de plus en plus.
- Un verre de Champagne Egly Ouriet « les Vignes de Vrigny » brut, dégorgé en juin 2004.
Pur pinot meunier, ce vin s'avère agréable et équilibré. Le nez est brioché avec quelques arômes fermentaires. Il est plutôt court en bouche avec une légère amertume en fin de bouche. Pas suffisamment vineux à mon goût, il remplit néanmoins parfaitement son rôle d'apéritif.
Bisque de homard.
Très classique au goût bien beurrée, parfaite. Elle domine outrageusement le champagne qui disparaît complètement dans un accord inexistant.
Crème brûlée au foie gras.
Beaucoup de suavité et d'harmonie dans cet amuse-bouche qui se laisse un peu déborder par le champagne. Heureusement la rétro olfaction de foie gras sauve l'accord.

- Un verre de Vouvray sec 2000 Thierry Nérisson.
Vin très pur, avec des arômes de pomme, pour un nez et une bouche pointus, en équilibre sur une belle longueur. Le gras est inhabituel pour un chenin.
Marbré de foie gras de canard et céleri, réduction de vinaigre balsamique.
Un très bon foie cuit à la perfection alternant avec des cubes de céleri qui calment l'ardeur du foie gras. La réduction de balsamique est en fait un balsamique pas trop vieux et assez peu réduit, du coup peu sucré, ce qui est heureux pour une entrée de belle facture. Néanmoins, je me pose une question : pourquoi mi-février, mettre en décoration des fèves rabougries et sans goût ? Avec le vin le plat ne se modifie pas, tandis que le Vouvray gagne en gras et perd en vivacité. Un bel accord incomplet.

- Un verre de Pouilly Fuissé 1996 Château de Fuissé.
C'est étonnant pour un Pouilly Fuissé, mais ce vin a dépassé sa date limite de consommation. Nez et bouche oxydés. Derrière on distingue des arômes citronnés qui ont du faire les beaux jours de ce vin.
Coquilles Saint Jacques à la nage d'herbes.
Très belle nage montée au beurre et crémée avec beaucoup d'herbes. C'est puissant en goût et les saint jacques gardent leur autonomie. L'accord avec le vin est catastrophique augmentant l'impression de sa vieillesse et « offrant » en rétro olfaction la moins noble des saveurs poissonnières.
- Un verre de St Emilion Grand Cru Château Quinault « L'Enclos » 1999
et
- Un verre de Cornas « Les Terres Brûlées » 2002 Jean -Luc Colombo.
Le St Emilion est noir intense avec un nez alliant fumé, vanille et épices douces. En bouche, il est profond, aux tanins fondus et élégants, mais puissamment marqué par le bois. La persistance n'est pas exceptionnelle.
Le Cornas d'une toute petite année est déséquilibré sur l'alcool qui le durcit. Néanmoins on perçoit sur un second plan des fruits avec beaucoup de fraîcheur.
Côtelettes de pigeon au caramel d'épices.
Pigeon cuit très rosé, comme j'aime. Le caramel d'épices laque le pigeon et est à la fois un peu sucré et riche en épices, surtout cannelle. Les deux vins se comportent très différemment. Le St Emilion est complètement éteint, il n'y a plus de vin derrière le caramel d'épices, disparu, inexistant. Le Cornas se civilise et s'équilibre et les fruits en sont exacerbés. Aucun accord n'est satisfaisant, mais celui avec le Cornas a le mérite de provoquer une réaction des papilles.

- Une dosette de Grand Marnier « Cuvée Alexandre ».
Cette cuvée bénéficie d'un bel équilibre. En petite quantité c'est très agréable.
Gourmandises à l'orange.
Voici un dessert qui m'a beaucoup plu, et c'est rare. Décrivons-le d'après la photo : Cercle blanc, blanc manger aux amandes effilées, baguette de brioche perdue à l'orange. Glace à l'orange surmontée de bancs d'œufs façon soufflé. Tout ceci a me mérite d'être très frais et finalement assez peu sucré. C'est très bon.
En conclusion, une soirée très agréable avec un club de dégustation d'une grande simplicité, un très bon repas et des vins inégaux.
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Vos commentaires
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19 08 2006 - 18:05 par couturier
Monsieur, Je collectionne les étiquettes de vins, passionné depuis de longue années, j'ai décidé de réaliser un site personnel éditant les étiquettes que je posséde. Je vous invite à consulter www.pierrevin.com Sincérement à vous.
11 07 2007 - 12:09 par Guiral
Bonjour, je suis le créateur et webmaster de www.e-caveavin.com. C'est un site de gestion de cave à vin en ligne entièrement gratuit. J'essaye de le faire connaitre tant bien que mal et je me tourne donc vers les clubs de vin (possédant un site internet pour retour de service!). Auriez vous un moyen de m'aider? Pour ma part, je suis partant pour faire une news sur ma page d'accueil (visible 2 mois environ) qui parlerais de votre site. Amicalement. Antoine Guiral.
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