30.04.2006 - magazine-humeur Les 12 prédictions de Robert Parker L'an passé, en 2005, le célèbre critique de vins Robert Parker a fait 12 prédictions qu'il serait bon de relire régulièrement.
Vitisphère publie fort à propos 12 prédictions qu'a faites Robert Parker en 2005, concernant sa vision de l'avenir du vin dans toutes ses composantes. Le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est assez bien vu, même si certaines de ces prédictions étaient quelque peu triviales déjà en 2005.
Vous trouverez à la fin de chaque chapitre quelques mots de commentaires de ma part que j'écrirai en itallique.
1 - Aux Etats-Unis, la distribution sera bouleversée.
Je prédis l’effondrement total du système de distribution du vin aux Etats-Unis, qui est actuellement enchevêtré par son fonctionnement à trois niveaux. Le processus existant, un legs de l’ère de la Prohibition, acte que tout vin étranger doit être amené au pays via un importateur, qui le vend à un grossiste qui, ensuite, le vend à un distributeur. Quant aux producteurs américains, ils vendent leur vin à un grossiste, qui le vend à un distributeur. En résumé, il s’agit d’un système absurdement inefficace qui coûte très cher pour le consommateur. Cette démarche étroitement contrôlée (qui existe grâce aux lobbyistes financés par les puissants grossistes de l’alcool et du vin) se dilue dramatiquement, accélérée en grande partie par la possibilité de commander le vin par Internet. Différents jugements de la cour fédérale, au cours de ces dix dernières années ont confirmé que la cour suprême devra finalement acter si les wineries pourront vendre, soit au grossiste, soit au distributeur ou même directement au consommateur. Imaginez, si vous le pouvez, un grand château Bordelais, un tout petit domaine du Piedmont ou un petit vignoble artisanal en Californie ayant tous la possibilité de vendre la totalité de leur production directement aux restaurants, distributeurs et consommateurs. A mon avis, ce sera possible dès 2015.
C'est certainement très vrai, surtout aux Etats-Unis. Ailleurs, quelques intermédiaires vont, non pas disparaître, mais changer d'employeur. En effet, les propriétés vont être contraintes d'embaucher pour traiter cet afflux de petites commandes.
2 - L'Internet du vin aura une place prépondérante.
Les forums sur Internet, les sites web créés pour les fanas du vin, et les sites web ultra modernes diffuseront instantanément des informations à propos des nouveaux vins et des nouveaux vignerons. Aujourd’hui encore, il n’y a que les accros au monde virtuel et les internautes passionnés qui utilisent de tels sites. Dans 10 ans, ils seront nombreux. Les magazines et les journaux du vin d’aujourd’hui seront remplacés par un système d’informations sur le Net, plus démocratique et plus ouvert, rédigé par des experts, des consultants, des spécialistes, des conseillers et des passionnés du vin.
Ceci est certainement la vérité. Mais ce n'est pas pour me réjouir. Dans un journal, il y a un Comité de rédaction, un rédacteur en chef, et encore d'autres instances qui vérifient plus ou moins l'information avant de la publier. Sur la toile, n'importe qui peut affirmer n'importe quoi, n'importe qui peut se prétendre spécialiste d'un domaine qu'il ne connait pas. Nous verrons comment évolueront les choses, mais il est indéniable que depuis quelques années déjà la prime est donnée à l'approximation, et que la vérité n'appartient plus au mieux disant, mais au "plus fort" disant.
3 - pour les meilleurs vins, la surenchère mondiale sera la règle.
La concurrence pour les plus grands vins connaîtra une croissance exponentielle : les vins les plus rares deviendront de plus en plus chers et difficiles à acheter. L’intérêt croissant pour les grands vins, particulièrement en Asie, en Amérique du Sud, en Europe Centrale et de l’Est et en Russie aggravera la situation. On verra des guerres d’enchères pour de petits lots de caisses de vins à production limitée et à forte valeur. Bien que les prix des vins tirant leurs origines des vignobles les plus « bénis » semblent élevés aujourd’hui, ce n'est qu'une partie de ce que ces vins coûteront d’ici dix ans. Par exemple, bien que les Américains se plaignent en regardant les prix atteints par les ventes de vins en primeur de 2003 à Bordeaux (4 000 dollars par caisse en moyenne), si mes intuitions sont correctes, un bon millésime de ces vins primeurs coûtera au minimum 10 000 dollars d’ici une décennie. C’est simple : la quantité des bons vins est limitée, et la demande pour ces vins deviendra au moins 10 fois plus grande.
Malheureusement, c'est un scénario plus que probable. Ceci veut dire, comme pour les restaurants d'ailleurs, que les meilleurs ne seront abordés que par les plus fortunés, et que les vrais gourmets devront se contenter des seconds couteaux. C'est vraiment dommage.
4 - La France sera dans la tourmente.
La mondialisation du vin a plusieurs conséquences, et de nombreuses d’entre elles signifient de mauvaises nouvelles pour le pays historiquement connu pour la production des meilleurs vins du monde : la France. Le système de classement français deviendra même plus stratifié ; 5% des meilleurs domaines produiront les vins les plus irrésistibles pour lesquels ils recevront les prix de plus en plus astronomiques. Cependant, l’obsession française de la tradition et du maintien du statu quo aura comme conséquence la faillite et l’effondrement des producteurs qui refuseront de reconnaître la nature compétitive du marché mondial du vin.
On est en plein dedans, mais je pense que 5 % est largement sous-évalué. Effectivement, tous les vins moyens devraient sortir du système des appellations et du carcan des règles édictées par l'INAO. Mais les meilleurs vignerons ne survivront qu'en affirmant les spécificités françaises des assemblages et du terroir. Et je parierais plus pour une quinzaine de pour cents qui s'en sortiront.
5 - L'utilisation des bouchons de liège se réduira.
A mon avis, dès l’an 2015 les bouchons de liège auront été largement remplacés par les bouchons à vis. L’industrie du liège n’a pas assez investi dans des techniques pour empêcher des vins bouchonnés (conséquence : jusqu’à 15% des vins sont touchés d’une odeur éventée, de moisi). On verra les conséquences dramatiques de ce « laissez-faire. » Les vignerons de pointe sont de plus en plus nombreux qui choisissent les bouchons à vis pour des vins à consommer dans les 3 ou 4 ans après les vendanges (environ 95% des vins du monde), et cette tendance ne va que s’accentuer.
Les seules exceptions seront les grands vins qui doivent être élevés pendant 20 à 30 ans : ces vins vont demeurer principalement à fermeture par bouchon de liège. Mais, les producteurs de ces vins devront faire face au mécontentement des consommateurs si l’industrie du liège ne résout pas le problème des mauvais bouchons. Les bouchons synthétiques ne sont pas la solution. Ils ne pourront pas concurrencer les bouchons à vis.
100 % d'accord. Les vignerons français sont prêts pour la plupart, beaucoup de sommeliers aussi, ce sont les consommateurs finaux en France qu'il faut convaincre.
6 - L'Espagne deviendra un pays phare pour la viticulture.
L’essor de l’Espagne va continuer. Le pays est aujourd'hui leader par la qualité et la créativité de ses vins, qui associent les caractéristiques les plus fines de la tradition à une philosophie moderne et progressive de la viticulture. L’Espagne, sortant actuellement d’une longue période d’une viniculture coopérative qui mettait l’accent sur la quantité plutôt que la qualité, a finalement commencé à comprendre qu’elle possède plusieurs vignobles avec des vignes âgées, ayant un potentiel presque illimité. Les vignerons espagnols reconnaissent qu’ils ne sont piégés, ni par l’histoire, ni par le besoin de maintenir le statu quo qui irrite et brime actuellement de nombreux producteurs français. Dès 2015, les régions qui ont traditionnellement produit les meilleurs vins espagnols (Ribera del Duero et Rioja) auront le deuxième rang, derrière des régions en ascension, telles que Toro, Jumilla et Priorat.
Oh que oui ! Que de changements ces 10 dernières années qui vont aller en croissant, d'autant que le gouvernement espagnol soutien bruyamment ses viticulteurs, contrairement au gouvernement français qui les assimile à des dealers. Et le Roi d'Espagne voyage pour être présent sur toutes les grandes manifestations où exposent des vignerons espagnols.
7 - Le Malbec fera de plus en plus forte impression.
Dès 2015, on comprendra la grandeur des vins argentins fait à partir du raisin Malbec. Ce cépage français, après avoir échoué si exécrablement dans son propre domaine à Bordeaux, a atteint une grande qualité en Argentine. Non seulement des Malbecs délicieux et peu coûteux, mais aussi ceux qui sont vraiment majestueux et profondément complexes, venant des vignobles d’altitude, sont déjà en production et, dès 2015, la place de ce raisin longuement ignoré sera assurée dans le panthéon des vins les plus nobles.
Je manque d'expérience avec les vins argentins pour donner un avis autorisé.
8 - La côte centrale de Californie dominera les autres régions des Etats-Unis.
Les vins de la Côte Centrale de Californie (une vaste région qui va de Contra Costa jusqu’à Santa Barbara) seront placés au même rang que les vins bénis des vallées Sonoma et Napa. Aucune région productrice aux Etats-Unis n’a démontré de progrès comparable à propos de la qualité, ni le potentiel de la Côte Centrale, avec ses cépages du Rhône, et de la région de Santa Barbara où les cépages bourguignons Chardonnay et Pinot Noir sont plantés dans ces climats plus frais.
Pas d'avis non plus, par manque de connaissance.
9 - L'Italie du sud deviendra de plus en plus réputée.
Tandis que très peu de consommateurs auront les moyens d’acheter les profonds Barolo et Barbaresco du Piedmont (qui seront sujet d’une demande mondiale fanatique dix fois plus que ce que l’on voit aujourd’hui), les régions productrices italiennes telles que l’Umbrie, la Campanie, la Basilicate et les îles de Sicile et de Sardaigne seront connues partout dès l’an 2015. La révolution œnologique déjà en cours en Italie continuera. Les récompenses deviendront de plus en plus manifestes au cours de la prochaine décennie.
Je pense même qu'ils seront rapidement les meilleurs vins du monde. J'adore la plupart des vins italiens, qui allient grande complexité avec buvabilité facile et beaucoup de fruit.
10 - Le vin "non boisé" trouvera une audience de plus en plus large.
Etant donné le style de plus en plus varié de nourriture que nous consommons, en plus des différents goûts de plus en plus nombreux qu’on trouve dans nos assiettes, de plus en plus de vins vont offrir des bouquets remarquablement purs et des saveurs non marqués par le vieillissement en bois. Les blancs clairs et vifs et les rouges fruités, savoureux et sensuels connaîtront une demande plus forte en 2015. L’élevage dans le bois demeurera important pour les meilleurs cépages et pour les vins vieillis. Pourtant, ces vins ne constitueront qu’une partie infime du marché.
C'est tellement évident ! Aussi on se demande pourquoi nos instances dirigeantes vont accepter les copeaux dans les cuves. Une fois de plus, les Français vont aller à contre-courant de l'histoire.
11 - Le rapport qualité / prix sera un atout.
Malgré ma prédiction pessimiste à propos du coût prohibitif des meilleurs vins du monde, il y aura dans l’avenir, de plus en plus de vins de haute qualité à des prix bas. Cette tendance sera observée d’abord dans les pays européens, puis l’Australie, qui continuera de jouer un rôle très important. L’Australie a perfectionné l’agriculture industrielle : il n’y a aucun autre pays qui apparaît capable de produire aussi bien une bouteille de vin pour €8. Cependant, ces vins sont trop simples, fruités et « sans âme. » Il faudra que l’Australie s’améliore et commence à créer des vins accessibles, ayant plus de caractère et plus d’intérêt afin de se repositionner dans le marché mondial d’ici dix ans.
Un peu facile cette prédiction. En fallait-il 12 absolument ?
12 - La diversité des vins sera le mot clé.
Dès 2015, le monde du vin sera devenu plus varié. Nous verrons des vins de qualité ayant pour origine des pays aussi inattendus que la Bulgarie, la Roumanie, la Russie, le Mexique, la Chine, le Japon, la Turquie et peut-être l’Inde. Toutefois, selon moi, même avec l’entrée dans le marché de tous ces nouveaux producteurs, le point de saturation ne sera toujours pas atteint puisqu’une proportion de plus en plus grande de la population mondiale choisira le vin comme leur boisson alcoolique de choix.
Une fois de plus, il est probable que Parker aie raison. Souhaitons-le.
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Vos commentaires
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30 04 2006 - 18:18 par mercotte
Conclusion à cet article très intéressant et visionnaire même pour une "peu connaisseuse" tu dois impérativement allez faire un séjour outre atlantique pour approfondir tes connaissances sur ces points précis 05 05 2006 - 18:27 par Loriguet
La prédiction 10 Le vin "non boisé" trouvera une audience de plus en plus large. me fait beaucoup rire car j'imagine la tronche des "cons" qui parlent de "Parkerisation" de "goût Parker" etc... Le problème c'est que Parker est très certainement un plus grand dégustateur que ces grands "cons"naisseurs
06 11 2006 - 22:31 par GOSSELIN Gérard
désire recevoir la nexletter chazallet.com 21 11 2006 - 10:57 par Roger LEVY
Beaucoup de choses à dire : dans l'ensemble j'approuve les commentaires de Patrick Chazallet. Mais je pense que la France doit défendre ses AOC, sans pour cela les multiplier à l'infini. Surtout, qu'on arrête de parler DU vin. Il y a maintenant DES vins, dont la finalité n'est pas du tout la même. Si la France en prend conscience elle a les armes pour se défendre, nous avons appris à faire du vin au monde entier. Quels sont ces trois types de vins? Il y a le vin de luxe, qui regroupe peut-être une centaine de vins dans le monde : les premiers crus classés de Bordeaux, les grands crus de Bourgogne, quelques producteurs produisant des super cuvées, qui sont recherchés par les nouveaux et anciens riches du monde entier. Il y a les très bons vins qui n'ont pas accroché ce wagon, et dont la vente, plus réduite géographiquement, dépend(ra) de l'adresse du producteur à se faire connaître d'une clientèle de qualité, et à contrôler sa distribution (savoir OU va son vin). Et puis il y a tous les vins, plus ou moins bien faits, parfois très bien faits, qui relèvent plus de l'agro-alimentaire que de la viticulture, vendus dans la grande distribution mondiale. Pour ces vins "boisson", le marketing, la taille du réseau de vente sont plus importants que l'originalité, la notion de terroir est secondaire. C'est là que nous n'avons pas pris conscience de notre faiblesse de structure. Nous n'avons pas de géant de l'agro alimentaire, comme Gallo, Penfold's, pour être très présents sur ces grands marchés mondiaux. Nos coopératives, sont des instruments de PRODUCTION qui n'ont absolument pas la taille pour être présents sur les marchés mondiaux de la distribution moderne. Pour ces vins là, pourquoi pas de copeaux, pourquoi pas des cuvées syrah (du languedoc)-cabernet (de Bordeaux ou d'ailleurs)? Pour ces vins il ne s'agit plus de disserter sur les vins de pays, les AOC, il faut des MARQUES puissantes. Si nous ne faisons pas cette révolution dans nos têtes, en effet, la France connaîtra des difficultés dont nous ne voyons que le début actuellement. Dans très peu d'années arriveront les vins roumains, moldaves, géorgiens, arméniens, puis chinois pourquoi pas, qui s'ajouterons à cette concurrence des vins du nouveau monde. L'Espagne et l'Italie ont semble-t'il compris cela mieux que nous.Pour terminer, je voudrais dire que ces vins de l'agro-alimentaire peuvent être des vins intéressants, procurant un petit plaisir immédiat (un joli fruit mûr). Le plaisir donné par un très bon vin de vigneron, représentatif d'un grand terroir, est d'une autre dimension et donne, non seulement du plaisir, mais des souvenirs, ce qui n'a pas de prix. 28 04 2007 - 07:29 par jan kees
Les vins du nouveau monde sont en train de faire d'enormes progres, seulement sur le plan de l'Australie il y a beaucoup de vins tres bons a des prix raisonables, peu vendues en Europe. Des marques tres fortes, produits bien positionnees, sans systeme d'AOC qui en France, malheuresement, aide plus les negociants que les proprietaires honnetes produisant des bons produits. RP a tout a fait raison avec ses 12 commendements, on pourrais en rajouter un: Limiter les rendements a 30 hecto/hectare pour les vins de tables et 20 pour les grands crus. 28 04 2007 - 12:11 par léandre- chevalier
je suis vigneron et je possède 3 ha de vinges plantées en cépage petit verdot , non cloné , non greffé ; je suis le seul à faire en Gironde une cuvée 100% Petit verdot ; Un vrai joyau et très surprenant ; A vous de me découvir si cela vous intéresse . je souhaiterais présenter mes vins à Robert Parker ; Comment procéder ?
28 04 2007 - 17:47 par Hugo
Un paramètre non-pris en compte : le réchauffement climatique. Quid du déplacement envisagé de la zone d'implantation du vignoble ? C'est certainement un problème pour les espagnols. Mais que dire des français, une fois de plus obnubilé par leurs pathétiques querelles de clochers. Qui certainement commenceront à réagir quand sera venu le temps de planter du mil ! Autre point : comme en restauration, il ne s'agît pas de faire fortune mais de gagner sa vie en faisant ce que l'on aime et en transmettant cet amour. Je pense que la sincérité a de l'avenir et pèse dans le rapport qualité/prix. Un Cheval-Blanc (à 1500 euros) est-il objectivement 100 fois meilleur qu'un Plageoles (à 15 euros) ? Pour finir : lorsque l'on met un certain prix dans une bouteille, je pense qu'il est légitime d'en attendre, au moins, du plaisir - et pas seulement un peu de "branlette" intellectuelle. À force de faire des vins "moyens" (pas mauvais, "moyens") à des prix prétentieux porteurs de frustrations, il ne faut pas s'étonner que le consommateur lambda s'oriente vers des offres moins décevantes. Pas meilleur... moins décevant. Personnellement, cela fait bien 5 ans que je n'ai pas acheté de Bordeaux. Souvent déçu, rarement satisfait, souvent... perplexe et frustré. Alors, Mr Parker, au lieu de prédictions et de chiffrages arbitraires, un peu d'éducation au plaisir et à la curiosité serait certainement plus constructif. 04 01 2009 - 03:05 par Joel
A l'heure ou consommer devient un délit,je pense que toutes ces prédictions ne voient le jour. Accepter des vins de copeaux en france alors que soit disant Le vin "non boisé" trouvera une audience de plus en plus large,c'est à se demander s'il y a encore un pilote sobre dans cet avion viticole... En tout cas le château Bel-Air Marquis d'Aligre à margaux rentre dans cette catégorie de vin non boisé et ne trouve pas audience pendant les dégustation. Quant a nos professionnels français du genre Michel ROLLAND s'en vont divulguer le patrimoine et techniques françaises à leurs profit façon jeune commercial arrogant .. Il faut savoir que si des personnes comme Robert PARKER ont écrit de véritable bible dans le domaine,c'est bien parce que personne n'avait pris cette place en france. "Toujours un train de retard chez nous" Mon sentiment au regard de ces prédictions est que la france est le pays du Grand vin et le restera même après de très très dures périodes ou beaucoup y laisserons leurs exploitations. Un grand coup de chapeau à nos viticulteur du genre Château SOUTARD à St émilion et bien d'autres ...
{ JLB } 30 08 2010 - 11:20 par mbt
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