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Le Quinzième, Paris 15, déjeuner du jeudi 30 octobre 2007 par Sébastien Chelin

Un de mes amis, Sébastien Chelin, a déjeuné au Quinzième, chez Cyril Lignac à Paris 15 le 30 octobre 2007. Ceci est son ressenti.

Le Compte-rendu de Sébastien Chelin,

déjeuner du jeudi 30 octobre 2007

Nous voici attablés dans le restaurant de Cyril Lignac, la salle est comble et l’ambiance détendue. Un petit coup d’œil à la déco et au mobilier sobre et chic. Au fond, un grand tableau noir avec un bœuf croqué façon cours de boucherie-charcuterie, – ah, la bavette, c’est donc là ! – une recette et la description d’ustensiles de cuisine. Une vraie leçon de choses. La cuisine est ouverte sur la salle, sur la rue et sur une table d’hôte séparée par une vitre. L’ambiance en cuisine respire la précision. En salle, un Maître d’hôtel, un Sommelier, et une escouade de serveurs s’activent. La clientèle d’affaire s’affaire et le touriste sourit, on y est.

Premier amuse bouche, tomate d’amour au sésame. Une tomate cerise piquée caramélisée et trempée dans les graines de sésame. Simple et efficace pour l’œil et la bouche. Puis une autre titillation du palet avec une crème de châtaignes et éclats de noisettes  très classique et délicieuse.

Après une attente digne de ces temps de grève, arrivent les entrées. Elles fanfaronnent sous les cloches pas peu fières d’être à table. Les macaroni gratinés au vieux parmesan farcis de morilles et foie gras s’étendent sans résistance dans le creux de l’assiette alors que les langoustines rôties et purée au curcuma se laissent regarder, même nues, les bougresses. Une remarque à ce niveau de la partie, c’est appétissant.

Le moelleux de la pasta est propulsée par les morilles et le foie gras. C’est divin. Les langoustines sont juste saisies comme après le premier coup de soleil du printemps. Pour moi c’est la cuisson idéale. Aucune erreur d’assaisonnement et le respect du produit.

A noté, le pain provient de chez Eric Kaiser. Il est accompagné de deux beurres de qualité, l’un nature, l’autre salé et fumé. C’est très bon.

Enfin, les plats font leur entrée. L’onglet de veau et gnocchis aux morilles sont dressés de part en part de l’assiette. La viande découpée en médaillon est d’une belle couleur et encore une fois, la cuisson est parfaite. Les gnocchi sont un peu caoutchouteux mais le jus aux morilles bien équilibré relève ce plat simple sans effet de manche. Le filet de bœuf mariné façon thaï, croustillant de pomme de terre à l’huile d’olive occupe l’assiette de mon compère. Je n’ai pas goûté son plat mais visiblement, c’est réussi. La pomme de terre est montée en purée puis frite pour former un cylindre au pourtour d’un joli vert. Les pommes dauphines « has been » ? Assez original et du plus bel effet. La technique est assez présente dans la cuisine du chef mais au service du produit et de l’aspect ludique des plats. D’ailleurs le voici qui nous salue décontracté et souriant.

Nous faisons l’impasse sur le fromage et attendons patiemment nos desserts : Tarte craquante chocolat poire et son sorbet vanille poire et le Soufflé au chocolat grand cru et crème glacée au thym. Le soufflé est tous seul dans son ramequin et juste fendu par une quenelle de crème glacée. C’est riche et concentré. Ma jolie tarte est rehaussée d’un cercle de chocolat noir. Je n’ai pas été particulièrement séduit par ce dessert à mon goût un peu trop sucré et l’alliance entre la garniture et le fond de tarte donne un résultat assez compact. Ces desserts étaient précédés de Banane acidulée et sorbet au carambar présentés sur un verre fumant donnant de l’allure à la boule de glace. La banane acidulée est une réussite et le sorbet amusant.

Le restaurant est entièrement non-fumeur et nous nous dirigeons vers le salon pour prendre les cafés. Une carte de thés, cafés et alcools nous est proposé. Nous choisissons un moka serré qui était excellent et c’est assez rare pour le relever. Certains grands restaurants font l’effort de proposer des cafés de qualité mais peu le réussissent. Il est ici bien extrait, dense et nous laisse sur une jolie note fruitée et chocolatée pour finir ce repas.

Un lieu où l’on trouve de l’excellent pain, du beurre demi-sel et un café remarquable mérite toute mon attention. La cuisine est appétissante et bien maitrisée dommage que le service fut si long, plus de deux heures au total. Nous n’avons pas eu l’occasion de voir la carte des vins et j’ai pour ma part, accompagné ce déjeuner d’eau minérale. Il faudra donc revenir pour faire travailler le sommelier.

Menu déjeuner à 40 euros. Compter entre 60 et 100 euros à la carte.

Message de prévention :

Fumer, boire de l'alcool, manger bon tuent à coup sûr un jour ou l'autre !

S'en priver aussi !

Le Quinzième

14 Rue Cauchy

75015 Paris

Tél. : 01 45 54 43 43

http://www.restaurantlequinzieme.com/

Propriétaire : Cyril Lignac

Chef : Cyril Lignac

Fermeture hebdomadaire : samedi midi, dimanche toute la journée et lundi midi.

Michelin 2007 : 2 fourchettes

GaultMillau 2008 : ignoré

Hubert 2007 : hors secteur


Voir aussi

L'Atelier des Compères, Paris 8ème, dîner du vendredi 4 mai 2007 par Sébastien Chelin

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