19.10.2007 - wy-repas Hôtel Radio, Chamalières, Puy-de-Dôme, Auvergne, dîner du mardi 9 octobre 2007 En partance pour la BIAC à Dijon, nous faisons une halte chez Frédéric Coursol. Nous ne le regrettons pas.

Environnement et décor
9 octobre 2007
L’hôtel Radio est une sorte de grosse bonbonnière Art Déco à Chamalières, sur les hauteurs de Clermont-Ferrand, avec une vue somptueuse sur la cité auvergnate. Les chambres sont très confortables, surtout rapporté au prix. L’accueil est délicieux et prévenant, digne d’établissements beaucoup plus huppés, surtout qu’ici on sent que c’est sincère.

Pourquoi ce nom d’hôtel Radio ? Une explication figure sur la carte, écrite par Pierre Bouteiller de Radio France que je reproduis partiellement ici. « L’hôtel Radio fut construit en 1929 dans le style Art Déco et sur le thème de la radio, symbole du modernisme de l’époque. La spécificité la plus évidente de l’Art Déco en est sa géométrie, largement héritée du cubisme. Avec l’affirmation de leur caractère géométrique, les formes devinrent plus marquées et plus simples. Les sujets qui se pliaient plus particulièrement à ce traitement étaient fréquemment repris et sont désormais appelés les symboles de l’Art Déco. L’échappée de soleil et son cercle clairement défini entouré de rayon en est un. L’architecte de notre hôtel s’est alors inspiré de ce symbole pour dessiner l’emblème du Radio. Le soleil est devenu le haut d’un poste arrondi et les rayons se sont transformés en ondes hertziennes. Aujourd’hui, l’hôtel Radio a conservé au sol sa mosaïque d’origine, ses ferronneries d’art signées Subes mêlant ondes hertziennes et représentation graphique de la lampe triode, postes TSF et miroirs… »
Les cartes
9 octobre 2007

Carte des mets :
La carte comprend 5 entrées de 22 € à 32 €, 4 poissons de 26 € à 36 €, 4 viandes de 22 € à 28 €, le chariot de fromages à 12 € et 7 desserts de 12 € à 20 €. En découlent 3 menus à 46 €, 60 € et 90 €. A noter également une vraie carte pour les enfants de moins de 10 ans, évidemment élaborée uniquement à partir de produits frais.

Carte des vins :
Cette carte est en pleine évolution. Ce 9 octobre 2007, elle se présente avec 292 références, plus 22 demi-bouteilles et 3 magnums, essentiellement en Champagne. En détail, et dans l’ordre :
20 vins de Champagne sans aucun récoltant ;
45 vins blancs de Bourgogne ;
10 vins blancs des Côtes du Rhône ;
8 vins blancs « de soleil » ;
6 vins blancs du Bordelais ;
4 vins blancs de Loire ;
3 vins blancs d’Auvergne ;
5 vins blancs d’Alsace ;
2 vins rouges d’Alsace ;
42 vins rouges de Bourgogne ;
27 vins rouges des Côtes du Rhône ;
13 vins rouges « de soleil » ;
66 vins rouges du Bordelais, dont Pétrus 1982 à 4 500 € (vin le plus cher) ;
2 vins rouges de Loire ;
4 vins rouges d’Auvergne ;
4 vins rosés, dont Côtes Roannaises « le Retour aux Sources » Pluchot 2006 (vin le moins cher) ;
27 vins du monde, dont 4 italiens, 4 espagnols, 1 libanais, 1 sud-africain, 4 australiens, 2 néo-zélandais, 1 argentin, 4 chiliens, 1 uruguayen et 5 américains ;
6 vins de dessert.
Notre déjeuner du 9 octobre 2007
Remarque préalable : l’atmosphère intimiste de la salle convient bien aux repas en amoureux, beaucoup moins aux prises de vue réussies.
Nous somme 2 à table, et le chef Frédéric Coursol qui nous invite a préparé un menu que même ses collaborateurs ne connaissent pas. Sans doute un challenge de plus pour le sommelier à qui je complique encore un peu la tâche en souhaitant déguster des vins auvergnats. Il s’en sortira très honorablement, avec une réelle gentillesse et beaucoup d’humour.
Pour apéritif, Ségolène choisit un verre de Vin de Pays d’Oc Chardonnay Domaine de l’Aigle 2003, vif pou un vin du sud, charmeur et agréable en apéritif, PAI=5 ; je demande un Americano, mon juge de paix, qui s’avère quasi parfait.

Câpres de Sicile, magnifiques ;
Radis beurre maître d’hôtel, original ;
Croustillant de cœur de blette et céleri, absolument fantastique ;
Cornet jambon fromage, sympa ;
Allumette canard sésame, vraiment très bonne.

Allumette de polenta, tourteau, olives noires et pulpe de piquillos, très frais, très équilibré avec des saveurs franches.
Le plat suivant sera accompagné d’un Côtes d’Auvergne Boudes Chardonnay Domaine Pélissier 2005, vin vif, net et facile à boire. PAI=7

Biscuit roulé foie gras / châtaignes et vinaigrette de betterave (hors carte). Ce plat aux saveurs classiques est remarquable par sa texture, et présente un équilibre évident. L’accord avec le vin est correct, dans la mesure où rien ne bouge.
Les deux plats suivants seront dégustés avec un Côtes d’Auvergne Corrent Chardonnay Domaine Hubert et Nicolas Chambe 2006, présentant un léger perlant, à la fois plus vif et plus pommadé que le précédent.

Sur glace, un sashimi de bar laqué de soja réduit, pomme verte râpée (26 €). Un plat fantastique qu’on n’est pas prêt d’oublier. Servi sur une plaque de glace, du bar cru juste raidi d’une réduction de soja, avec des légumes acides et frais. Une pure merveille. Malheureusement, l’accord avec le vin est quelconque.

Langoustines rôties au romarin, royale de cèpes et tranche d’aubergine grillée, copeaux de cantal doux (32 €). Un autre plat magnifique qui pousse presque à son paroxysme le fameux accord terre mer. Pour aller plus loin, il ne reste que les oursins. C’est à une vraie communion de saveurs que nous convient les langoustines et les cèpes. De plus, l’accord avec le vin est excellent, chacun sortant grandi de l’harmonie.
Pour la viande ce sera un Saint Pourçain Domaine Pétillat 2005. Cet assemblage pinot noir / gamay reste léger et très fruité, et c’est tant mieux car c’est le premier Saint Pourçain que je déguste qui ne se pousse pas du col et ne cherche pas une extraction qu’il ne peut pas obtenir.

Filet de perdreau rôti au madère, jus mi-figue mi-raisin (hors carte). Quel bonheur de manger du perdreau, c’est si rare ! Surtout que souvent ce gibier est trop cuit et devient sec. Ici la cuisson est parfaite, et le jus est magnifique, avec des saveurs de venaison sans excès de lourdeur. L’accord est passable, le vin disparaissant quelque peu derrière le plat.
Le sommelier nous ressert un verre de Corrent pour les fromages.

Très beau chariot de fromages (12 €) avec quelques raretés auvergnates excellentes.
Les desserts seront accompagnés d’eau.

Churros au chocolat, coulis passion/carotte. L’intérêt de ce dessert, hormis les churros que je n’ai pas goûté eu égard à mon amour très modéré pour le chocolat, est que la carotte tempère l’acidité du fruit de la passion. Malheureusement, on ne perçoit pas la saveur de cette carotte.

Soupe de mangue, mousse chocolat chaud, raviole de chocolat blanc au thé (14 €), que Ségolène m’affirme excellent.

Sablé breton à la pomme soufflée, coriandre, écume de cidre brut (12 €). Bon dessert cuisiné comme je les aime, le cidre apportant une acidité bienvenue.

Croustillant de figues confites au miel, sirop et pulpe de betterave, crème glacé marron (15 €). Ce dessert dégage une belle harmonie, avec des saveurs tranchées, malheureusement trop sucré à mon goût.

Petits choux avocat/banane, framboise/poivron et chocolat. Je ne déguste pas celui au chocolat et trouve les accords de saveurs des deux autres très originaux, mais encore trop sucrés.

Le café, servi de façon originale.
Mon humble avis
9 octobre 2007
Frédéric Coursol a été un des premiers cuisiniers à expérimenter la « cuisine moléculaire » il y a près de 10 ans. Il a aujourd’hui complètement arrêté et est passé à une cuisine de saveurs et d’épure bien plus fine. Il reconnait lui-même que c’est plus compliqué, mais plus satisfaisant pour sa clientèle provinciale. Je l’approuve complètement, et je l’inclus dans les grands chefs français. Le Michelin lui a supprimé l’étoile il y a deux ans, il n’y a plus aucune raison de ne pas lui redonner.
Hôtel Radio
43 avenue Pierre et Marie Curie
63400 Chamalières
Tél. : 04 73 30 87 83
Fax : 04 73 36 42 44
Propriétaire : Famille Mioche
Chef : Frédéric Coursol
Directeur de salle : Laurent Devolle
Sommelier : Nicolas Degoulange
Fermeture hebdomadaire : samedi midi, dimanche et lundi midi
Michelin 2007 : 3 châteaux
GaultMillau 2007 : 16/20
Hubert 2007 : 3 assiettes couronnées
Vos commentaires
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19 10 2007 - 11:25 par Mike Tommasi
En effet, deja il y a 4 ans c'était très bon et le rapport QP excellent. 19 10 2007 - 11:52 par Venerable Godon
Sais-tu que je dois au maitre d'hotel du restau de l'hotel radio qui officiait dans les années 1970-72 la confirmation de ma vocation ( que j'avais déjà par atavisme familial)? Nous avions fait étape ici, et lorsque ma Tante Toinette lui expliquat que je souhaiterais sans doute faire le même métier que lui, il me montra comment peler un fruit sans le toucher autrement qu'avec des couverts. Il avait plus fasciné le gamin que j'étais qu'un magicien. Et j'ai suivi son chemin....S'il se reconnait? 28 10 2007 - 19:30 par jpd
Sauf erreur, le Radio a été repris il y a environ 18 mois par le couple qui tenait la Bergerie de Sarpoil (près d'Issoire) Il y a un an environ, le restaurant proposait, à midi, outre les plats qu'apprécient Parick Chazallet, un memu affaires qui cumulait les avantages de qualité gustative, d'un prix attractif et de permettre d’apprécier la décoration intérieure (sur laquelle PC aurait pu plus insister). J'ai été surpris par les commentaires sur le sommelier. J ne mets pas en doute sa compétence mais son humour qui m'avait semblé peu apparent. Peut-être qu'il s'est déridé après le commentaire du Fooding (je crois) sur la fourchette qu'il semblait avoir avalée. Concernant les vins d'Auvergne, et c'est un reproche que l'on pouvait faire à l'établissement, il ne me semblait pas avoir une réelle volonté de les mettre à l'honneur. Il est d'ailleurs dommage que PC ne leur conseille pas (je l'avais fait mais sans pouvoir d'influence) de proposer, en l'apéritif, le Festejar de Patrick Bouju, comme des grandes tables de l'Ain propose un Cerdon.
28 10 2007 - 19:52 par Patrick
La première proposition est fausse : c'est Caroline Mioche qui s'est occupée de nous à notre départ, et c'est elle qui répond à mes mails. De plus, c'est Frédéric Coursol qui m'a confirmé le nom des propriétaires.
Je conçois que le style du sommelier ne plaise pas à tout le monde, mais nous avons passé un moment réjouissant avec lui.
Sinon, je partage les réflexions sur la carte des vins qui semble en pleine refonte (mais je ne sais pas dans quel sens) et j'ai émis des réserves à Frédéric.
A part ça , tu vas bien ? J'ai vu que tu fréquentais les top models maintenant ;-) 28 10 2007 - 20:14 par jpd
Merci d'avoir rectifié oui ,je suis confus, j'ai fait une confusion entre le Radio et la Belle Meunière (autre restaurant clermontois qui mérite également une visite) A part ça, tout va bien 02 12 2007 - 18:12 par jpd
Bonjour, Je vais essayer de ne pas faire d'erreur cette fois, encore mes excuses pour la confusion ci-dessus.
Donc nous restons en Auvergne, pas dans la gamme du Radio mais dans celle de repas plaisants, agréables et bons.
Le Magnolia à Riom
Certes, si l'on voulait être critique, on pourrait relever les petits tics du restaurant qui se veut gastronomique (amuse-bouche trop copieux, serveuse récitant - bel exercice de mémoire - la litanie descriptive des plats servis). Cependant à 23 euros le menu du jour (entrée, plat, fromage, dessert) et 33 (43 si 2 plats) le menu carte - Addition pour 4 à 200 euros avec apéritifs, 2 bouteilles, eau minérale et cafés - on peut ne retenir que la gentillesse de l'accueil, l'esthétique de la présentation (des couverts aussi) et la qualité des plats.
Quelques plats goûtés (oubli partiel de ceux des autres convives)
entrées : - strats aux deux saumons, guacamole, écrevisses, citrons confits et gingembre, émulsion iodée à l'aneth : très agréable, jugé trop copieux, très frais plutôt un plat d'été. - fri-fri de crevettes en chemise sur velouté de lentilles du Puy, germe de poireaux - les crevettes - belles de taille et ayant du goût - sont recouvertes d'un tortillon de pâtes - le velouté s'associe bien.
plats : - Noix de saint jacques en crumble de chorizo, gâteau de courge butternut, chou chinois et beurre d'étrilles au cognac - superbe à mon goût - dos de canard (détails oubliées, pardon)
plateau de fromages diversifié et sympathique qui aurait mérité d'être à une température moins froide.
desserts : - papillote d'une pomme rôtie au miel et tonka, nougatine glacée au marron - les autres oubliés, pardon
carte des vins satisfaisante et à des prix corrects selon mes critères, c'est à dire plutôt en deça des pratiques courantes : Cambon la Pelouse 2004 à 39 euros Chateaugay 2006 à 15 euros, de Benoit Montel, surprenant de qualité, à tester
Peut-être n'avons nous pas l'expertise pour voir d'éventuels défauts mais le principal est de prendre plaisir au repas et de sortir de la salle en étant heureux.
Certes, si l'on voulait être critique,on pourrait relever les petits tics du restaurant qui se veut gastronomique (amuse-bouche trop copieux, serveuse récitant - bel exercice de mémoire - la lituanie descriptive des plats servis).Cependant à 23 euros le menu du jour (entrée, plat, fromage, dessert) et 33 (43 si 2 plats) le menu carte - Addition pour 4 à 200 euros avec apéritifs, 2 bouteilles, eauminérale et café - On peut ne retenir que la gentillesse de l'accueil, l'esthétique de la présentation et la qualité des plats.
Quelques plats goûtés (après oublis pariels de ceux des autres convives)
entrées : - strat aux deux saumons, guacamole, écrevisses, citrons confits et gingemvbre, émulsion uodée à l'aneth : tr"sagréable, jugé trop copieux, très frais plutôt un plat d'été. - fri-fri de crevettes en chemise sur velouté de lentilles du Puy, germe de poireaux - les crevettes - belle de taille et ayant du goût - sont recouvertes d'un tortillon de pâtes - le velouté s'ossocie bien. plats : - Noix de saint jacques en crumble de chorizo, gâteau de courge Butternut, chou chinois et beurre d'étrilles au cognac - superbe à mon goût - dos de canard ( précisions oubliées, pardon)
plateau de fromages diversifié et sympathique qui aurait mérité d'être à une température moins froide.
desserts : - papillote d'une pomme rôtie au miel et tonka, nougatine glacée au marron les autres oubliés pardon
carte des vins satisfaisante et à des prix corrects selon mes critères , c'est à dire me semblant plutôt en deça des pratiques courantes
Cambon la Pelouse 2004 à 39 euros Chateaugay 2006 à 15 euros, de Benoit Montel, suprenant de qualité.
Bref nous étions contents, peut-être n'avons nous pas l'expertise pour voir d'éventuels défauts mais le principal est de prendre plaisir au repas.
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