15.08.2006 - 060815-vins-degustes Quelques vins crachés dernièrement Nous avons passé deux jours de ce long 15 août chez des amis dont un des soucis actuels est d'alléger leur cave pour la déménager. Nous sommes donc allés déguster quelques flacons en leur compagnie, que pour ma part j'ai vivement crachés puisqu'abstinence je fais.
Avec du boudin basque :
Entre-Deux-Mers Château la Freynelle 2005
Très aromatique bouche et nez, agréable mise en bouche. PAI : 2
Graacher Domprobst Spätlese Riesling Trocken, Erzeugerabfüllung Weingut St Nikolaus Hospital 2003
Incontestablement le nom est plus long que le vin. Nez therpénique pas très agréable, la bouche est mieux, même si inhabituelle pour nous. C'est boisé, un peu gras, sec, et au final pas très net. PAI :4
Avec un tartare de thon :
Bouzeron Aubert de Villaine 2003
Incontestablement, on sait vinifier chez Aubert de Villaine, car cet Aligoté ne montre aucune acidité et se comporte très agréablement, nonobstant sa PAI de 3.
Chablis "Terroir de Poinchy" Verget 2002
Nez "chardonnay non boisé", bouche d'une belle fraîcheur et PAI : 7. Belle bouteille sur le tartare.
Avec un veau farci aux poivrons :
Moulis Château Poujeaux 1990
Nez de poivron, certes mûr, mais de poivron. Attaque en bouche terreuse sans élégance. Fin de bouche soyeuse. PAI : 7. Grosse déception.
Margaux Château Monbrison 1986
Nez aux notes d'évolution bien présentes. Bouche trahissant son âge, mais avec élégance. PAI : 9. Ne plus attendre pour le boire, il délivre encore du plaisir maintenant.
Saint-Julien Château Talbot 1986
Nez puissant manquant de complexité. Bouche fatiguée. PAI : 8. Il commence à être trop tard.
Pauillac Château Pichon Baron 1988
Nez d'une grande fraîcheur sans arômes tertiaires, superbe bouche ample et fraîche. PAI 12. Un très beau vin d'accompagnement.
Saint-Estèphe Cos d'Estournel 1986
Nez de fruits exclusivement, volume énorme en bouche, finale d'une très grande élégance. PAI : 18. Se suffit à lui-même, un immense Cabernet.
Avec un crépier (gâteau de crèpes)
Wehlener Sonnenuhr Auslese Riesling, Erzeugerabfüllung Weingut St Nikolaus Hospital 2003
7,5 % d'alcool, de l'acidité à revendre, et malgré tout un sucre résiduel qui marque les gencives. C'est beau, bien que légèrement déséquilibré par trop de sucre. PAI : 11
Le lendemain, avec du Comté
Meursault Poruzots Jobard 1996
Nez "plein" sur fleurs blanches, miel, cire. Bouche d'une richesse extrème, tendue par une belle acidité. PAI : 14. Vin merveilleux, j'adore.
Riesling Altenbourg Pierre Sparr 1995
Nez therpénique violent. Bouche grossière. PAI 4. Nous ne boirons pas ce vin.
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Vos commentaires
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16 08 2006 - 09:12 par olif
Ah! L'acidité des 96, elle fait couler beaucoup d'encre! Visiblement, elle peut être harmonieuse! Les Poruzots, quel beau terroir! De quel Jobard s'agit-il? François ou Rémi? 16 08 2006 - 13:12 par Estèbe
J'ai un brin cherché ce que cachait l'acronyme PAI. Perte de l'Ame Irréversible? Potentiel d'Acceptation Intestinale? Hum, ça doit être une histoire de persistance aromatique, non? Moi j'aurais sifflé le Bouzeron sans un regard vers le crachoir 24 08 2006 - 11:00 par watashi
Ah ces nettoyages de caves offrent des dégustations amusantes car imprévues avec des bonnes et des moins bonnes bouteilles. Quand à cracher, vous avez raison, de temps en temps il faut laver la barrique ! 02 09 2006 - 01:31 par ochem
nous y étions ensemble, bon sang ! je n'ai pas craché et m'en souvient encore... Le Chablis était très beau sur le tartare de thon. Oui pour ce Moinbrison même tardif. J'ai aimé beaucoup ce Pichon Baron et ce Clos d'Estournel ! Dire que j'ai manqué de Meursault..du lendemain... PAI = plein amour irrévelé
Bises, Philippe 04 01 2007 - 16:15 par La Nourrice
Je recommande particulierement le Meursault Poruzots... Un très très bon vin !
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